L’entreprise démunie face à la nouvelle exigence d’apprendre / Les Echos.fr

Un excellent article qui illustrent certaines des injonctions paradoxales soumises aux entreprises et organismes de formation par les salariés trentenaires.

L’incertitude, l’adaptation et l’innovation sont leurs clés de voûte. Dès lors, l’apprentissage et la connaissance collective pourraient être les atouts concurrentiels déterminants de la survie des entreprises.

Les jeunes talents accepteront de rester dans un système s’il leur permet d’être tournés vers les autres et d’apprendre en permanence.

Apprendre, ce n’est plus ingérer des sommes de savoirs périssables, c’est apprendre à analyser et à distinguer quelques certitudes. “s’il l’on reconnaît que l’apprentissage se fait à 80 % de manière informelle, cela suggère qu’il faut soutenir les liens naturels entre individus qui peuvent s’aider les uns les autres.”

Pour Bill Taylor, l’entreprise de demain est enseignante. Elle partage la connaissance qu’elle a créée, elle la restitue à l’ensemble de ses parties prenantes. L’économie du don, décrite par Marcel Mauss, créé de la reconnaissance, de la dette et du lien entre les individus.

L’entreprise apprenante exige l’émergence, aux côtés de la hiérarchie traditionnelle et de la dimension horizontale de gestion de projet, d’une troisième dimension managériale transversale, celle des communautés.

Les communautés vont au-delà des limites de l’entreprise : partenariats avec d’autres institutions (écoles, universitaires, autres communautés professionnelles) et prolongement des rencontres dans le temps libre des salariés.

Félix Béranger voit quant à lui 5 injonctions paradoxales

                1on veut des formations des plus en plus courtes mais on veut des formations certifiantes, qui reconnaissent des compétences
                2 on veut des formations d’échanges, collectives qui mettent en avant l’effet tribu- communauté-réseau; mais on veut des formations de plus en plus personnalisées et individualisées
                3 on veut de plus en plus de e learning et d’usage de la technologie mais on veut des formations avec de l’humain du contact du présentiel qui marquent une pause de nos écrans
                4 on veut une formation pour les besoins de l’entreprise mais on veut qu’elle réponde aux besoins d’épanouissement personnel du salarié
                5 on veut une formation globale- mondiale pour l’ensemble de salariés des filiales des différents pays mais on veut une formation locale qui prenne en compte les spécificités locales

Les Echos.fr – Actualité à la Une.

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