Et si la gentillesse était d’abord de la bienveillance ? ⎟Sophie Peters ; La Tribune

Moins d’efforts, plus de résultats : voici en deux mots l’équation portée par tous ceux qui font désormais l’expérience de la “gentillesse”.

Parce qu’ils cherchent et trouvent la contribution de leur environnement, parce qu’ils élèvent leur regard au-dessus du marais des malveillances, et leur ambition au-dessus de la mêlée des conflits et des egos, ceux qui pratiquent au quotidien la gentillesse, l’élan du coeur, découvrent bien souvent le courage et l’intelligence dont l’ambition a besoin.

Réhabiliter l’importance du collectif

La collaboration en marche n’est pas une simple expression de gentillesse au sens de la négation de soi. Ce qui reviendrait d’ailleurs à la négation de l’autre. Cette gentillesse-là s’éclaire à la lumière de la bienveillance et au respect des uns et des autres. Elle permet de savoir coopérer avec les difficultés inhérentes à la vie. Elle les voit alors plus comme des tremplins pour s’élancer que des obstacles infranchissables. C’est la recherche de la meilleure solution possible à une situation qui s’annonce difficile.

Loin de tout angélisme

Une bienveillance qui offre à chacun de gagner la liberté de réussir et de faire ce qui est en son pouvoir et à sa mesure. Loin de tout angélisme et de faiblesse, mais à l’opposé de la méfiance.

Certains préfèrent parler de bienveillance

Valoriser les comportements coopératifs, ce qu’Aristote appelle l’amitié, sans laquelle on ne peut bien vivre, serait le plus sûr moyen d’améliorer la productivité globale. Egalement notre démocratie. C’est donc aussi une affaire d’économie et de politique et pas une simple histoire de bons sentiments.

À l’encontre des théories économiques les plus libérales, des recherches récentes établissent que des individus sont prêts à sacrifier une partie de leurs gains monétaires en échange d’une meilleure estime d’eux même.

Juliette Tournand, auteure de “la stratégie de la bienveillance”, précise que “dans cette rencontre de l’autre, il n’est donc absolument jamais question de renoncer à soi-même en suivant aveuglément les pas d’un autre. Mais bien au contraire de créer sa propre route à côté de l’autre qui crée la sienne propre”. En bref, résume la coach et consultante : “Marcher chacun son chemin original en compagnie, se rencontrer tant que notre route est commune, et se réaliser un peu plus à chaque pas et à chaque rencontre”.

Au final, chacun prend dans ce domaine ses responsabilités.

“Il reste que la coopération suppose que quelqu’un commence par y croire, quitte à ce que ce soit en univers hostile (où la bienveillance est à la fois insolite et précieuse), quitte à ce que ce soit par un stratège débutant qui prend le risque de faire exister le premier ce qu’il espère”, conclut Juliette Tournand.

Après tout, croire à la coopération à priori possible, c’est l’esprit même de la civilisation. Ce qui fonde la vie sociale, l’industrie et le commerce, la philosophie, les arts les jeux et les sports. En sachant, comme le dit Edgar Morin “qu’il n’est pas de pilotage automatique en éthique -on ajoutera comme en bienveillance et en gentillesse-, qu’elle apportera toujours choix et pari, qu’elle nécessitera toujours une stratégie”.

lire l’article complet: Et si la gentillesse était dabord de la bienveillance ?.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s