MOOC «massive open online courses», dites-vous «Mouk», à l’anglaise, ou «Mok» à la française ?

MOOC. L’acronyme ne vous a évidemment pas échappé.

Et vous, pour parler de ces cours en ligne «ouverts et massifs» «massive open online courses», dites-vous «Mouk», à l’anglaise, ou «Mok» à la française ? Vous auriez quelques raisons d’opter pour la première solution. Mieux vaut être anglophone si l’on veut s’inscrire à un MOOC aujourd’hui. La francophonie n’a pas encore vraiment joué sa carte.

Tout est parti du prestigieux MIT au début des années 2000 et s’est emballé à Stanford en 2008. D’abord, des captations d’amphi avec enseignants star ; ensuite, des cursus complets, avec vidéos, travaux et certificats, accessibles à n’importe quel internaute de la planète, en simultané ; et puis, la naissance d’une « filière » avec plusieurs majors made in US.

Des universités britanniques et espagnoles se sont déjà lancées. Des établissements français sont en train de suivre. En ordre dispersé. Certains ont le doigt sur la détente Ecole de droit de la Sorbonne, Polytechnique ; d’autres se donnent le temps de la réflexion, à l’instar des Arts et Métiers ParisTech où l’on souhaite «renforcer les pratiques et méthodes en matière de pédagogie numérique avant d’envisager de se lancer dans un projet de mise en place de MOOC». Les «modernes» piaffent, prédisant «un tsunami» et «un choc extrêmement violent» pour le secteur de l’éducation. L’ampleur du phénomène devrait être telle que Matthieu Cisel, doctorant à l’ENS Cachan, qui consacre sa thèse au sujet, parle d’un «grand Monopoly mondial de l’éducation». Les anciens n’y voient, eux, qu’une nouvelle modalité du e-learning. Certains rappellent aussi que, depuis 2007, le Collège de France a entrepris de diffuser ses enseignements sur Internet, afin de les rendre accessibles à un public élargi – en accès libre et gratuit.Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a récemment indiqué s’intéresser «de très près aux initiatives des MOOC». La réflexion, qui s’inscrit «dans le cadre du projet France Université numérique», doit déboucher sur une annonce de Geneviève Fioraso à la mi-juillet. «Un appel à projets va être lancé», souligne Stéfane Fermigier, dirigeant de la plateforme opensource Abilian.

via MOOC : rendez-vous à la rentrée prochaine, Actualités.

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